12 enero 2007

Ah Noël…

chaque année, il y a certains trucs auxquels on ne coupe pas… alors voilà, Noël. Ça avait commençait à Cadix avec les décorations, les gros bonshommes barbus et les guirlandes électriques. Ça a continué en Suisse à la gare de Genève avec des gamins qui se font prendre en photo sur les genoux d’un pervers à bonnet rouge. Poursuite à Lyon avec la grande roue, les illuminations foireuses et les magasins ouverts le dimanche après midi. Même à Clermont avec la place de Jaude complètement métamorphosée qui joue la grande avec sa roue et son sapin. La fnac qui déborde, sacs plein les mains, soyons heureux, c’est Noël, sourires niais et bonne humeur obligée.
Point d’orgue des festivités le 25 ! repas de famille, il y a là plus de vingt personnes, on range les arrières pensées, on oublie les mesquineries, c’est noël. Tante jaja trône, mise en plis exemplaire, bise un peu sèche (« et ben tu n’as pas grossi »). Il y a aussi Josette une pièce rapportée (c’est la sœur de Jaja) elle doit suivre un régime sec alors elle offre chaque année des ferreros rochers à toute la famille en espérant qu’on lui en offre, une fois encore elle n’en a pas eu (chaque année elle a des savonnettes… c’est un mystère que je n’arrive pas à élucider) et elle a failli sombrer dans sa purée de marrons en plein milieu du repas (elle s’emmerdait la pauvre). Autre figure importante, ma grand mère, le temps fait son œuvre mais elle est toujours prête à balancer une petite pique à sa belle fille, un regard conciliant pour son petit fils préféré (hi hi c’est moi) et un sourir d’admiration pour son fils adoré (mon oncle Paul), ce dernier toujours prêt à un bon mot (attention c’est subtil : « moi à noël je pense avec un a »), il a tendance à oublier qu’il n’est pas en permanence en haut de sa chaire épiscopale (défaut professionnel). Le reste de la famille est constitué d’oncles et de tantes plus ou moins enseignants. Ma cousine Geneviève qu’on appelle Gigi, vieille fille de 45 ans qui garde les mêmes polos et chemisettes depuis 20 ans (ce qui laisse peu d’espérance quant à la suite de sa vie sentimentale au grand désespoir de ma grand mère), mon cousin et sa femme (tous deux profs) qui se sentent obliger de foutre dans chacune de leur conversation un mot qu’on ne comprend pas (cette année ce fut «gestaltisme » allez y essayez de le recaser…). Tout ce beau monde se sourit, une vieille tante un peu égaillée par le champagne commence à chanter. Moi on me fout systématiquement avec les gamins, j’ai longtemps était le plus jeune de la famille alors bon… chaque année le même supplice arrive à la fin du repas. Ma chère tante Jaja a découvert dans Femmes actuelles il y a 15 ans une recette de bûche de noel au café et à la praline, la chose est absolument immonde et chaque année toute la famille retient son souffle en espérant y échapper, et bien non ! « Ohh ! quelle merveille votre bûche, on ne s’en lasse pas ». Ma sœur la boycotte chaque année, je prétexte une allergie aux pralines et ma grand mère explique qu’elle préfère une mandarine. Ça a l’air pâteux, ça ne ressemble pas à grand chose mais bon on sert les dents… c’est noël !

3 Comments:

At 10:18 a. m., Blogger Dark Sysy said...

Comment dire...tu es d'une humeur massacrante qui rejaillit sur ta prose lui conférant un mordant sans comparaison ou c'est vraiment aussi sordide...? Sinon, aurais-tu l'amabilité de m'expliquer pauvre crétin que je suis le jeu de mots de ton oncle Paul? Merci d'avance.

 
At 7:29 p. m., Blogger la belle de cadix said...

un petit effort...même si les voix de mon oncle Paul sont impénétrables

 
At 4:08 a. m., Blogger Poutine Girl said...

panse?

 

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