turpitudes carnavalesques
Le carnaval de cadix est LA chose à faire dans cette petite ville. Chaque année des milliers de personnes convergent ici pour boire, se déguiser et faire la fête pendant une semaine (en réalité 9 jours). c'est vraiment une folie difficilement descriptive, pour partager ce moment pas comme les autres Gaelle avait fait le déplacement de Dublin city : reportage photos
Gaelle avait opté pour une magnifique perruque et des lunettes à strass... j'avais investi dans un chapeau, des dents de vampire et du maquillage
Nous voilà partis dans un restaurant un peu "collet-monté" où après nous être empifrés nous avons parfait notre maquillage (on en a aussi profité pour maquiller certains clients du resto)
Ensuite direction une supérette "J'ai envie de BOIRE Pierrrrrre", vodka orange et en avant dans les rues de Cadix noires de monde. et c'est alors que Gaelle a décidé de se faire prendre en photo avec tous les gens qu'on croisait : au début elle voulait trouver un beau pirate mais à la place elle a eu droit à :
La soirée s'est très bien passée, nous avons rejoint Benji, Helena (déguisés en chais pas quoi) puis des amis à eux, dont Jauvi déguisé en Miss Miami (je reviendrai sur le cas Jauvi dans un autre post).
A 2 heures du matin un grave problème est survenu : pipi pressant, la mode Gaditane suppose de faire pipi derrière les poubelles en pleine rue (je vous rassure il y a des toilettes ici mais bon ce soir là il fallait compter au moins 30 min d'attente), arrivés dans une ruelle sombre Gaelle a donc pris place derrière une poubelle, mais un reste de pudeur l'a empêché d'oeuvrer, elle a donc fini dans un fourré sur l'une des places les plus fréquentée de Cadix, plus ou moins cachée par mon manteau de pervers.

Je crois que j'ai fait peur à quelques petits enfants...
Résurrection (la belle de Cadix volume II)
Bon alors devant l’enthousiasme de mes lecteurs en furie je vais poursuivre (ou plutôt recommencer mon blog). J’entame une nouvelle étape dans mon année ERASMUS, une nouvelle vie peut être. Par où commencer ? Jusqu’à présent les choses sont allées de « Guatemala en Guatepeor » (les hispanistes noteront le jeux de mots, en bon français ça donne de charybde en Scylla… mais ça fait un peu trop pompeux et on ne sait jamais comment ça s’écrit- d’ailleurs j’ai un doute, si une fan de la dictée de B. Pivot pouvez m’aider-je ne vise personne en particulier naturellement ). J’ai donc changé d’appartement, mon dernier contact avec mes anciens colocs a été : « on va te détruire ta gueule, tu es une grosse larve qui n’arrivera jamais à rien dans sa vie » (nul besoin de préciser que ces amabilités m’étaient destinées). J’ai donc fait mes valises et me suis expatrié… Je ne vais pas suivre l’ordre chronologique des faits, vous me pardonnerez… au programme des prochains posts : « Gaelle et votre serviteur au Carnaval de Cadix », « mon rideau de douche en dentelle », « mes nouveaux colocs », « Benji, tadzio et compagnie » et encore bien d’autres aventures qui vous tiendront en haleine j’en suis persuadé (même si des encouragements discrets de votre part me feraient plaisir). La suite au prochain numéro !
Ah Noël…
chaque année, il y a certains trucs auxquels on ne coupe pas… alors voilà, Noël. Ça avait commençait à Cadix avec les décorations, les gros bonshommes barbus et les guirlandes électriques. Ça a continué en Suisse à la gare de Genève avec des gamins qui se font prendre en photo sur les genoux d’un pervers à bonnet rouge. Poursuite à Lyon avec la grande roue, les illuminations foireuses et les magasins ouverts le dimanche après midi. Même à Clermont avec la place de Jaude complètement métamorphosée qui joue la grande avec sa roue et son sapin. La fnac qui déborde, sacs plein les mains, soyons heureux, c’est Noël, sourires niais et bonne humeur obligée.
Point d’orgue des festivités le 25 ! repas de famille, il y a là plus de vingt personnes, on range les arrières pensées, on oublie les mesquineries, c’est noël. Tante jaja trône, mise en plis exemplaire, bise un peu sèche (« et ben tu n’as pas grossi »). Il y a aussi Josette une pièce rapportée (c’est la sœur de Jaja) elle doit suivre un régime sec alors elle offre chaque année des ferreros rochers à toute la famille en espérant qu’on lui en offre, une fois encore elle n’en a pas eu (chaque année elle a des savonnettes… c’est un mystère que je n’arrive pas à élucider) et elle a failli sombrer dans sa purée de marrons en plein milieu du repas (elle s’emmerdait la pauvre). Autre figure importante, ma grand mère, le temps fait son œuvre mais elle est toujours prête à balancer une petite pique à sa belle fille, un regard conciliant pour son petit fils préféré (hi hi c’est moi) et un sourir d’admiration pour son fils adoré (mon oncle Paul), ce dernier toujours prêt à un bon mot (attention c’est subtil : « moi à noël je pense avec un a »), il a tendance à oublier qu’il n’est pas en permanence en haut de sa chaire épiscopale (défaut professionnel). Le reste de la famille est constitué d’oncles et de tantes plus ou moins enseignants. Ma cousine Geneviève qu’on appelle Gigi, vieille fille de 45 ans qui garde les mêmes polos et chemisettes depuis 20 ans (ce qui laisse peu d’espérance quant à la suite de sa vie sentimentale au grand désespoir de ma grand mère), mon cousin et sa femme (tous deux profs) qui se sentent obliger de foutre dans chacune de leur conversation un mot qu’on ne comprend pas (cette année ce fut «gestaltisme » allez y essayez de le recaser…). Tout ce beau monde se sourit, une vieille tante un peu égaillée par le champagne commence à chanter. Moi on me fout systématiquement avec les gamins, j’ai longtemps était le plus jeune de la famille alors bon… chaque année le même supplice arrive à la fin du repas. Ma chère tante Jaja a découvert dans Femmes actuelles il y a 15 ans une recette de bûche de noel au café et à la praline, la chose est absolument immonde et chaque année toute la famille retient son souffle en espérant y échapper, et bien non ! « Ohh ! quelle merveille votre bûche, on ne s’en lasse pas ». Ma sœur la boycotte chaque année, je prétexte une allergie aux pralines et ma grand mère explique qu’elle préfère une mandarine. Ça a l’air pâteux, ça ne ressemble pas à grand chose mais bon on sert les dents… c’est noël !
"Tournez, tournez..."
Retour à la case départ, après deux semaines mouvementées en Gaule. Je n’imaginais pas que ce retour en France serait si riche, j’ai enfin eu le sentiment de vivre pleinement. Il y a bien eu le réveillon un peu minable dans une boîte vide de Clermont. Mais pas de quoi assombrir le tableau. Les Frères Berthoms à l’improviste (« tiens mais c’est Denis ! »), une soirée au captain’s (« je suis malâââdeuuuh »), un orgasme au bagatelle (« ya quoi dans un orgasme ? »), un lumineux inconnu dans le train (« salut, moi c’est Anthony »), bidulle et Léon («je t’assure c’est vraiment super ces petits trucs qui vibrent ») , Genève-Lyon avec Sébastien Louis (« je peux m’asseoir ?»), au fond du magma café (« si on avait su tout ça quand on s’est connus ») et puis une petite insertion entre Roméo et Juliette le temps de tomber du lit de Juliette avec Roméo (« j’espère que vous n’avez pas consommé sur mon canapé »), une dernière nuit en France (« n’oublie pas ton baise-en-ville ! »). Le tout arrosé de champagne, vodka et autres… la roue tourne place de Jaude. Et il y a eu le vol AF5039 puis XA1019 et le train Séville Cadix. Arrivé à Cadix, retour dans la même chambre, la même fenêtre, le même soleil qui peine à se coucher. La boucle est bouclée. La roue continue de tourner place de Jaude et ce soir j’irai marcher sur la plage.
Joyeux Noël malgré tout !
qu'est ce qu'on peut bien foutre sur son blog un 24 decembre à 23h55 ? Je ne sais pas.
Malgré les kilomètres, malgré les avions, malgré le décalage horaire, malgré le silence qui parfois est dur à garder, malgré tout ça je vous souhaite un joyeux noël. J'ai toujours trouvé ça indécent la dinde, les chocolats, les bises à tante Jaja etc. Je n'ai plus les yeux qui brillent quand je regarde les guirlandes sur un sapin... une fois petit j'avais laissé des carottes et du chocolat pour le Père Noël, j'avais toujours les larmes aux yeux pour la messe de minuit... maintenant, il y a du feu dans la cheminée, j'ai trop mangé de foi gras et la bonne conscience catholique me dégoûte... les années passent, noël avec. Demain, repas de famille, je ne sais pas si mon palmarès de cadeaux nuls va être modifié, je vous tiendrai au courrant...
Paco y Manuelo

C’était vendredi soir, sale journée, pas envie de sortir et puis j’ai croisé Manuelo (un prof de la fac avec lequel j’étais sorti dans un bar il y a quelques temps avec d’autres erasmus)… après quelques réticences de ma part, en route pour un bar « branché » (ce mot est tellement inadéquat pour Cadix). Blablabla blablabla à mesure que mon taux d’alcoolémie augmentait ma motivation s’accentuait et hop nous voilà partis avec Paco (mon prof de littérature espagnole du XIX) au « Première club » THE boîte gay de Cadix… tout un programme : techno nulle, hommes murs habillés de cuir, podiums encombrés de jeunes éphèbes dénudés…

les andalous sont très tactiles, des mains trainent… et pourquoi il garde sa main sur mon épaule lui ? oh tient il y en a un qui vient me voir, oh mon dieu qu’il est laid, « je m’appelle José » mais je m’en tape mon pauvre, il doit bien avoir 35 ans, chauve, une dent en moins et un bide moulé par un fantastique tee shirt vert fluo. Comment je fais pour m’en débarasser moi maintenant ? oups il se retourne c’est le moment et hop je file aux

chiottes. ERREUR, los servicios sont un peu exigus d’autant plus qu’il y en a deux qui sont en train de faire des choses (que la pudeur m’empêche de décrire sur ce blog). Oh mais qu’est ce que c’est ? ah ça sniff, bon et ben je reviendrai plus tard. Tiens « un viskycola », un dernier, oulala elle n’est pas réussie celle là, elle a oublié de se raser ?
6 heures 30, retour en taxi, épuisés… Alors c’est ça la jeunesse, c’est ça être d’jeun… sortir, boire, fumer et coucher. Cadix recto verso, sale goût de fraise dans la bouche… comme si j’étais voué à toucher le fond.
Cadix saturday night

L’autre jour j’étais convié à une soirée crêpes chez des Bretons (vive le dépaysement), il y avait là toute sorte de gens très sympatiques. Après s’être goiffrés de crêpes au nutella (et oui il y en a ici : qué seria el mundo sin nutella ? dit la pub)

on a décidé de faire des jeux… nous avons commencé par un téléphone arabe, la chose est devenue vite très drôle car chacun devait faire passer une expression de son pays, pour l’Anglais et l’Espagnol les choses se sont bien passées mais lorsqu’est venu le tour du Finlandais ça s’est corsé.

Laury, pétullant Finlandais de Tampere (vive la Baltique !) avec long bouc roux nous a initié à cette formidable langue en nous faisant passer l’expression « haaamuaayuuu nhaaamagatsyuu » littéralement « tu pues le rêne » expression locale fort usitée paraît il (chaque pays a le bestiaire qu’il peut). Steffy, l’Allemande n’a pas réussi à me réconcilier avec la langue du grand Goethe avec un « ich been ein (quelque chose avec beaucoup trop de consonnes) gutten » j’ai pas compris ce que ça voulait dire. L’Italienne et la Flamande nous ont initié au vocabulaire coquin de leurs pays respectifs… et si un jour vous devez aller en Finlande il faut dire « mayhamu fituosâââ » pour dire « je vous trouve très beau », le charme nordique que voulez vous…
Cadix sous la pluie

Le silence aura duré… mais c’est pour mieux revenir, désolé je n’ai pas de péripéties déroutantes, pas d’anecdotes à se tordre de rire, tout semble en apesanteur depuis quelques temps, tout s’est arrêté un jour de novembre, un jour comme un autre, alors voilà :
Il n’y a rien de plus triste qu’une cité balnéaire sous la pluie. Parasols détrempés, palmiers pleureurs… on se croirait au mois de novembre. Un week end sous la pluie, même pas envie d’aller au cinéma. Plus envie de rien d’ailleurs : travailler, à quoi bon ? lire, encore ? Voir du monde ? et puis la journée passe, une cigarette, une autre… et il continue à pleuvoir. La mer est déchainée, la promenade côtière impraticable… alors que faire ? regarder la tv ? non pitié… parler avec ses colocs ? je n’ai rien à leur dire… Alors penser, essayer du moins, il ne reste que ça, s’évader… j’imagine le Canada avec moufles et bonnets, j’imagine Moscou avec Gigi (cf blog de Privat), il y a Lausanne dans la torpeur suisse, l’Allemagne doit être dans le gris, Vienne aussi peut être… j’imagine Clermont au mois de novembre, sombre et froide, et puis il y a Lyon aussi noyée dans le brouillard, Dublin ne doit pas être mal non plus… alors voilà, une cigarette, une autre, ça dégouline… et la pluie continue… mais il faut essayer de penser à autre chose malgrè tout, un lundi au soleil... peut être. Foutu mois de novembre ! je te déteste, c’était pourtant un jour comme un autre, tout doit continuer…