24 diciembre 2006

Joyeux Noël malgré tout !

qu'est ce qu'on peut bien foutre sur son blog un 24 decembre à 23h55 ? Je ne sais pas.
Malgré les kilomètres, malgré les avions, malgré le décalage horaire, malgré le silence qui parfois est dur à garder, malgré tout ça je vous souhaite un joyeux noël. J'ai toujours trouvé ça indécent la dinde, les chocolats, les bises à tante Jaja etc. Je n'ai plus les yeux qui brillent quand je regarde les guirlandes sur un sapin... une fois petit j'avais laissé des carottes et du chocolat pour le Père Noël, j'avais toujours les larmes aux yeux pour la messe de minuit... maintenant, il y a du feu dans la cheminée, j'ai trop mangé de foi gras et la bonne conscience catholique me dégoûte... les années passent, noël avec. Demain, repas de famille, je ne sais pas si mon palmarès de cadeaux nuls va être modifié, je vous tiendrai au courrant...

21 diciembre 2006

Paco y Manuelo

C’était vendredi soir, sale journée, pas envie de sortir et puis j’ai croisé Manuelo (un prof de la fac avec lequel j’étais sorti dans un bar il y a quelques temps avec d’autres erasmus)… après quelques réticences de ma part, en route pour un bar « branché » (ce mot est tellement inadéquat pour Cadix). Blablabla blablabla à mesure que mon taux d’alcoolémie augmentait ma motivation s’accentuait et hop nous voilà partis avec Paco (mon prof de littérature espagnole du XIX) au « Première club » THE boîte gay de Cadix… tout un programme : techno nulle, hommes murs habillés de cuir, podiums encombrés de jeunes éphèbes dénudés… les andalous sont très tactiles, des mains trainent… et pourquoi il garde sa main sur mon épaule lui ? oh tient il y en a un qui vient me voir, oh mon dieu qu’il est laid, « je m’appelle José » mais je m’en tape mon pauvre, il doit bien avoir 35 ans, chauve, une dent en moins et un bide moulé par un fantastique tee shirt vert fluo. Comment je fais pour m’en débarasser moi maintenant ? oups il se retourne c’est le moment et hop je file aux chiottes. ERREUR, los servicios sont un peu exigus d’autant plus qu’il y en a deux qui sont en train de faire des choses (que la pudeur m’empêche de décrire sur ce blog). Oh mais qu’est ce que c’est ? ah ça sniff, bon et ben je reviendrai plus tard. Tiens « un viskycola », un dernier, oulala elle n’est pas réussie celle là, elle a oublié de se raser ?

6 heures 30, retour en taxi, épuisés… Alors c’est ça la jeunesse, c’est ça être d’jeun… sortir, boire, fumer et coucher. Cadix recto verso, sale goût de fraise dans la bouche… comme si j’étais voué à toucher le fond.

20 diciembre 2006

Cadix saturday night

L’autre jour j’étais convié à une soirée crêpes chez des Bretons (vive le dépaysement), il y avait là toute sorte de gens très sympatiques. Après s’être goiffrés de crêpes au nutella (et oui il y en a ici : qué seria el mundo sin nutella ? dit la pub) on a décidé de faire des jeux… nous avons commencé par un téléphone arabe, la chose est devenue vite très drôle car chacun devait faire passer une expression de son pays, pour l’Anglais et l’Espagnol les choses se sont bien passées mais lorsqu’est venu le tour du Finlandais ça s’est corsé.

Laury, pétullant Finlandais de Tampere (vive la Baltique !) avec long bouc roux nous a initié à cette formidable langue en nous faisant passer l’expression « haaamuaayuuu nhaaamagatsyuu » littéralement « tu pues le rêne » expression locale fort usitée paraît il (chaque pays a le bestiaire qu’il peut). Steffy, l’Allemande n’a pas réussi à me réconcilier avec la langue du grand Goethe avec un « ich been ein (quelque chose avec beaucoup trop de consonnes) gutten » j’ai pas compris ce que ça voulait dire. L’Italienne et la Flamande nous ont initié au vocabulaire coquin de leurs pays respectifs… et si un jour vous devez aller en Finlande il faut dire « mayhamu fituosâââ » pour dire « je vous trouve très beau », le charme nordique que voulez vous…

19 diciembre 2006

Cadix sous la pluie


Le silence aura duré… mais c’est pour mieux revenir, désolé je n’ai pas de péripéties déroutantes, pas d’anecdotes à se tordre de rire, tout semble en apesanteur depuis quelques temps, tout s’est arrêté un jour de novembre, un jour comme un autre, alors voilà :

Il n’y a rien de plus triste qu’une cité balnéaire sous la pluie. Parasols détrempés, palmiers pleureurs… on se croirait au mois de novembre. Un week end sous la pluie, même pas envie d’aller au cinéma. Plus envie de rien d’ailleurs : travailler, à quoi bon ? lire, encore ? Voir du monde ? et puis la journée passe, une cigarette, une autre… et il continue à pleuvoir. La mer est déchainée, la promenade côtière impraticable… alors que faire ? regarder la tv ? non pitié… parler avec ses colocs ? je n’ai rien à leur dire… Alors penser, essayer du moins, il ne reste que ça, s’évader… j’imagine le Canada avec moufles et bonnets, j’imagine Moscou avec Gigi (cf blog de Privat), il y a Lausanne dans la torpeur suisse, l’Allemagne doit être dans le gris, Vienne aussi peut être… j’imagine Clermont au mois de novembre, sombre et froide, et puis il y a Lyon aussi noyée dans le brouillard, Dublin ne doit pas être mal non plus… alors voilà, une cigarette, une autre, ça dégouline… et la pluie continue… mais il faut essayer de penser à autre chose malgrè tout, un lundi au soleil... peut être. Foutu mois de novembre ! je te déteste, c’était pourtant un jour comme un autre, tout doit continuer…